Archives de la catégorie 'Intelligence Economique'
L’IE pour les nuls …
4
juil
Suite à toutes les abérations (pour nous, très agaçantes) que l’on a entendu ces derniers mois, qui ont tendance à se généraliser aux médias type “monsieur tout le monde” et à contaminer ainsi la vision des gens, sur ce qu’est réellement l’intelligence économique, voila un petit article de Christian Harbulot (Infoguerre) chargé de remettre en place les idées que l’opinion publique se fait sur ce domaine, incroyablement eronné et flou en France. Tout est ici, et c’est à lire absolument !
Aucun commentaireCarrefour et ses amis les concurrents…
4
juil
Vous n’avez sans doute pas échappé depuis le passage de la flamme olympique en France, au défoulement d’une certaine partie de la population chinoise contre la France et Carrefour en particulier. Cet appel au boycott des entreprises française qui a eu lieu au alentour d’avril n’a pas cessé depuis !
Un sondage sur le site Sina.com, un des plus grands portails Web chinois, a montré que 88% des sondés (99.461 participants) étaient contre la venue du Président Sarkozy au JO ! On assiste aussi à la suppression de la destination “France” chez les tours opérateurs pékinois…

Depuis le passage de la flamme dans la capitale, en plus des débordements, les sportifs français avaient choisis d’arborer un badge de protestation, Sarkozy avait évoqué la possibilité de boycotter la cérémonie d’ouverture et Delanöe a honoré le Dailaï Lama de Citoyen d’Honneur de Paris… Bref, plein de petits événements qui ont irrité le gouvernement chinois et ses citoyens… Et je ne reviendrais pas sur le fait, que les médias chinois n’aient montré que les débordements de français contre la flamme et aucune image concernant la police française essayant de “maîtriser” ces mêmes débordements.
Le boycott des entreprises françaises avait particulièrement été important et rapide grâce à l’utilisation d’Internet (forum, blogs, Email), mais aussi grâce à l’envoi de SMS en masse. M. Christian Harbulot, Directeur de l’École de Guerre Économique, a fait paraître un article sur le « Deutsche Well », où il mentionne que les faits que j’ai cité auparavant ne sont qu’un “facteur d’incitation et d’excitation“. Après plusieurs recherches et des études approfondies, il apparait que les emails et SMS reçus par les chinois appelant au boycott, étaient principalement envoyé en dehors du territoire chinois ! M. Harbulot admet donc qu’il est fort probable qu’il s’agisse d’une manipilation des concurrents occidentaux de Carrefour.
C’est un tout cas une démonstration que l’Intelligence Économique et que la Veille en particulier ne sont pas utiles seulement avant la prise de décision, mais que cela permet réellement de comprendre les raisons d’un événement passé.
Via Le Quotidien du Peuple en Ligne
Et pour ceux que ça intéresse, voici une campagne choc contre les JO…
Aucun commentaireInnover au Maroc : une question de survie ?
30
juin
Série sur le Maroc :
- Les Télécoms au Maroc
- Mon Internet au Maroc
- Plaisir des yeux…
- Faire son stage au Maroc
- Quand Apple mange dans la main de Microsoft
- L’e-commerce au Maroc
J’ai eu l’opportunité d’assister vendredi dernier à la 5ème Édition des Rencontres Régionales de l’Innovation au Maroc, qui s’est déroulée à Casablanca. Le thème de cette édition était “L’innovation : Levier incontournable de la compétitivité des entreprises“.
De nombreuses personnalités “industrielles” du Royaume étaient présentes :
- Monsieur le Ministre Marocain des Nouvelles Technologies
- M. M’RABET, Directeur Général du groupe ISCAE
- M. Thomas DURAND, PDG de CMInternational et Directeur du Laboratoire Stratégie et Technologie de l’École Centrale de Paris
- M. BENBRAHIM EL-ANDALOUSSI, Président du Groupement des Industries Marocaines Aéronautique et Spatial,
- M. BELARBI, Président de l’Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile.
- M. KADMIRI, Président de la Fédération Nationale de l’Électricité et de l’Electronique
- M. RACHIDI ALAOUI, PDG de IBM Maroc
- M. AREL, CCI de la Rochelle et Membre du Réseau Développement Technologique de Poitou-Charentes
- M. ANDRE, DG du Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation
- M. SMANI, Directeur de R&D Maroc
- …
L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser les entreprises Marocaines, et les PME en particulier, à la culture de l’innovation. Comme l’a souligné M. BELARBI, “Innover est une question de survie” pour le Maroc et pour les pays du Monde en général. En effet, la crise démographique (9 milliards d’habitants en 2050) qui guète nos sociétés va nous contraindre à innover pour faciliter l’accès à l’eau, aux denrées alimentaires et à de nouvelles énergies.
Qu’est-ce que l’innovation…
Je me permets tout de même de tenter d’expliquer la notion d’innovation, qui est aujourd’hui employée à tord et à travers. Le terme Innovation désigne une “évolution significative d’un procédé ou d’un produit. Résultant à la fois de l’imagination créative, de la réalisation concrète et de la réponse aux attentes des consommateurs“.
Il existe alors plusieurs types d’innovations: incrémentale (optimisation de l’existant), de rupture (nouveau produit ou service)… Comme vous l’aurez compris une entreprise peut donc innover sans que le consommateur le sache. La notion de Juste à Temps qui est une méthode de gestion de la production (création du produit à la commande, aucun stock) est une innovation en soi ! L’innovation se situe alors dans le process et non dans le résultat !
Enfin pour finir cette explication, je reprendrais un schéma de M. DURAND catégorisant l’innovation :

L’innovation en entreprise
La difficulté première d’une entreprise qui souhaite évoluer est d’instaurer une culture de l’innovation interne. Cela semble à première vue sans difficulté… Imaginez alors une entreprise où règne la culture de l’ingénieur… Il est ingénieur ! Il sait comment concevoir un produit ! Il a une expérience et des techniques infaillibles ! Et bien la culture de l’innovation passe par la refonte des idées perçues. En gros et je reprendrais les propos de M. DURAND, “l’innovation peut être définie comme la réalisation du changement, de la nouveauté, tant dans les process que dans les résultats“. Il faut donc tout revoir et mettre de côté cette politique de l’ingénieur.
Les difficultés de l’innovation au Maroc
Outre les difficultés propres à l’innovation en entreprise, le Maroc subit actuellement un manque important de ressources humaines qualifiées. Le nombre d’étudiants en sciences, et doctorants, ne cesse de baisser. Il s’agit pourtant là d’une des premières ressources pouvant produire de l’innovation et de la créativité. Ce fait ne peut, comme le rappelle M. EL-ANDALOUSSI, être inversé qu’avec un appui fort de la part de l’Etat afin de modifier le système éducatif. A voir les difficultés du gouvernement Français face au système éducatif, il semble urgent que l’État Marocain se penche sur ses difficultés. Même si malheureusement, nous (Français) ne pouvons donner aucune leçon de ce côté
en revanche, comme l’a rappelé un responsable des sciences de l’Ambassade de France, la France a offert et continue d’offrir son aide au Maroc grâce à des fonds de solidarité, dont l’objectif est de valoriser et de venir en aide aux PME.
M. AREL a démontré par ailleurs, la difficulté des PME marocaines à soulever des fonds nécessaires à la Recherche & au Développement. Cette difficulté s’accompagne du manque et de la difficulté à trouver une information à jour et fiable.
L’innovation et la Propriété Industrielle
Comme vous avez pu le comprendre au travers des derniers articles sur PtB concernant les brevets et la PI en générale, l’Innovation ne peut exister sans PI ! A savoir tout de même, que l’OMPIC, l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale, déclare que 90% des brevets déposés au Maroc sont des brevets étrangers ! La contrefaçon étant répandue à tous les niveaux (multimédia, textile, alimentaire, …), les entreprises marocaines ne voient aucun intérêt à payer des brevets qui dans tous les cas seront volés ! Les procédures judiciaires n’étant elles mêmes pas fiables, un chef d’entreprise a déclaré “préférer ne pas se fatiguer à poursuivre des contrefaçons et les laisser le concurrencer sur le marché“.
Personnellement, je trouve que ce genre de rencontre apporte une réelle valeur ajoutée et une réelle volonté d’innover.
Aucun commentaireLa veille, un métier en Or ?
16
juin
Depuis quelques jours, je commence très sérieusement à fouiner dans les bases de données d’emplois , de lire foultitude d’articles sur des sites généralistes ou spécialisés… Septembre arrive à grands pas, et une grande diversité de métiers nous est offert grâce à notre formation. L’IE et plus particulièrement la veille et toutes ses composantes bien sûr (technologique, concurrentielle, sociétale, politique, économique …), mais aussi des métiers liés à nos double compétences respectives, informatique, web et nouvelles technologies pour Julien, Jules et moi par exemple. Et la ça devient vaste ! Je suis d’ailleurs tombé sur un article des 50 métiers en OR de Challenges.fr, qui en recense beaucoup d’entre-eux !! petits morceaux choisis :
Responsable veille concurrentielle De 40 000 à 80 000 euros par an.
- Le métier Ce responsable collecte des informations sur les concurrents par le biais d”une base de données, d”outils de recherche automatisés et de ses réseaux pour en déduire la stratégie du concurrent.
- La formation Ecole de commerce, ingénieur ou autre selon l”entreprise et de plus en plus une formation spécifique comme l”Ecole de guerre économique.
- Les stars Jérôme Bondu (Inter Ligere), Ludovic Emmanuely (Servair), Marie-Madeleine Salmon (Publicis).
Notre avis Le métier se développe avec la mondialisation. Chaque entreprise doit savoir d”où vont sortir les nouveaux produits concurrents pour réagir à temps et éviter de perdre des parts de marché.
Personnellement, ce type de poste, devenu capital dans une entreprise, m’intéresse énormément (dans un boite high-tech). Il ne faut pas oublier la part “analyse” du métier (d’où l’utilité d’une double compétence, pour posséder un background avancé sur l’écosystème associé à l’entreprise) Car effectivement rechercher et trouver l’information, on sait le faire et c’est capital. Mais la comprendre, cela l’est tout autant !
Responsable de plates-formes téléphoniques De 40 000 à 80 000 euros.
- Le métier Ce responsable encadre une équipe de superviseurs et de téléopérateurs, et contrôle leur activité tant sur le nombre d”appels traités que sur la qualité des appels effectués. Il travaille souvent à l”étranger pour encadrer des équipes délocalisées.
- La formation De bac + 2 à bac + 4, de type commercial.
- La star Nadera Malki (Bluelink, filiale d”Air France-KLM).
Notre avis Ce métier en plein essor est aujourd”hui accessible à des gens ayant de fortes compétences en informatique et en management. Parmi les profils les plus recherchés figurent de bons managers, rigoureux, supportant bien la pression et disposant d”une bonne capacité de recul.
Ayant travailler durant mes études chez le leader mondial du domaine, cela peut être intéressant. Cependant les managers n’avaient aucune connaissance informatique avancée (celle ci est gérée par les experts, hiérarchiquement juste au dessus des hotliners)
Lobbyiste - De 63 000 à 105 000 euros.
- Le métier Le lobbyiste représente et défend les intérêts d”une ou plusieurs entreprises auprès de hauts fonctionnaires, d”élus nationaux ou européens, dans des domaines stratégiques (normes, subventions…).
- La formation Pas de formation spécifique comme aux Etats-Unis, hormis certains mastères en affaires publiques. Sciences-Po, une école de commerce, ou des études de droit restent la norme.
- Les stars Paul Boury (Boury & Associés), Véronique Queffélec (Euromédiations), et aussi Alexis Capitant (Entreprise & Prévention).
Notre avis Une profession de plus en plus reconnue du fait de la complexité croissante et de l”internationalisation des normes.
Je pense qu’il faut une certaine experience et une grosse maitrise des sciences et enjeux politiques
Producteur de services et de sites Internet De 35000 à 50000 euros.
- Le métier Le producteur de services et de sites Internet doit répondre au cahier des charges d”un client, choisir sa technologie, la tester, puis la développer.
- La formation Ecole de commerce, université, diplômé en marketing.
- La star Etienne Gaillard (Niji).
Notre avis Les entreprises ont pris conscience de l”importance de leurs sites Internet. Les SSII capables d”apporter des solutions innovantes et proposant une vraie «écriture Internet» ont un boulevard devant elles.
La aussi besoin d’un fort background Technologies Web …
Directeur des activités Internet De 65000 à 100000 euros.
- Le métier II mène un projet Internet de A à Z, de la conception à la livraison au client. Epaulé par un responsable qualité et un responsable méthodologique, il a une forte compétence technique et possède une vision du programme à long terme.
- La formation Ingénieurs. Bac +5, formation dans des cabinets de conseil, du type d”Accenture.
- Les stars Michael Tartar (BearingPoint), Rachel Picard (Voyages-SNCF), Yann Battard (NRJ), Stéphane Dao (Devoteam).
Notre avis Le métier s”industrialise peu à peu. Il est souvent exercé par des ingénieurs seniors. Mais depuis quelque temps, la tentation est grande pour les entreprises d”extemaliser certains projets dans des pays à bas coûts comme l”Inde.
Chercher l’erreur dans la rubrique “les Stars” … Lolo tu n’as pas le droit de jouer !!!
En tout cas, je ne saurais trop vous conseiller de lire cet article( avec l’encart articles liés), plutôt interressant dans son ensemble. N’oubliez pas dans vos recherches de scruter directement les sites internet des entreprises. Si vous avez des pistes à partager, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires ! (photo : visuel.fr)
13 commentairesSouriez vous êtes filmés
4
juin
Il ne s’agit pas d’un article Made By PtB, mais juste d’une redirection vers un article du Point concernant l’Intelligence Économique liée aux renseignements : Voyages aux pays des Barbouzes : les extraits… Ça fait peur !

et TOC…
12
mai
L’INSEE a publié en avril dernier les résultats de son enquête (réalisée en 2007) concernant les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au sein des entreprises françaises de plus de 10 salariés.
Premier constat, les sociétés françaises sont en retard concernant leur présence sur le Web. Avec seulement 57% des entreprises possédant un site Internet, la France se trouve à la 19ème place au niveau Européen concernant les entreprises présentes sur le Net. Un retard qui prouve tout de même qu’il y aura pas mal de boulot pour les développeurs Web dans les années à venir… Surtout que seulement 10% des entreprises possédant un site Web propose un paiement sécurisé.

Malgré ce retard existant au niveau de la présence sur le Web, la France n’a pas à rougir du pourcentage de ces entreprises connecté à la toile. En effet, notre pays compte près de 97% de ses entreprises avec une connexion Internet, ce qui nous place au 8ème rang Européen. De plus, 89% d’entre elles possèdent une connexion haut débit, ce qui situe la France au 4ème rang.
Quelle est l’utilité principale d’une connexion pour l’entreprise ?
Pour 89% des entreprises interrogées, la connexion Internet permet principalement d’accéder aux services bancaires et permet une relation facilité avec les services publics. La veille commerciale commence doucement mais sûrement à percer dans les mentalités, puisque 25% des sondés utilisent Internet dans cet objectif.
Les outils de communication et espace commun comme les Intranets et Extranet sont eux aussi à la peine dans les entreprises françaises, puisqu’ils sont respectivement présents à hauteur de 37% et 17% chez les sondés.
Personnellement, je pense que l’intégration des TIC au sein des entreprises françaises se fait surtout avec l’évolution des mentalités. Les “anciens” n’ont pas aujourd’hui l’envie de passer des heures à configurer leur nouveau matériel, ou à apprendre comment fonctionne tel ou tel logiciel… Qu’en pensez-vous ?
3 commentairesSearch Radar : contre le manque d’inspiration ?
21
avr
le Lundi c’est nouvel outil ! Je vous présente Search Radar, un moteur de recherche particulier puisqu’il ne liste pas directement des liens vers d’autres sites web, mais des listes de termes associés. Ces derniers étant regroupés soit sous forme d’un nuage de tags (dont l’importance d’un mot-clé se traduit par une police plus grande et plus grosse), soit sous forme d’une liste classique (avec accessoirement la source). Accessoirement car le but n’est pas la ! En effet l’intérêt principal est de se constituer un plus grand champ de couverture d’un domaine, avec des mots clés que le veilleur aurait pu oublier.
Screenshots speak louder than word comme dirait l’autre …
Un petit exemple avec le keyword “Competitive intelligence” (ça alors!) :

Comment cela s’utilise ? 2 procédés sont disponibles :
- En standard, directement sur le site web de Search Radar.
- Et, de façon plus pratique et intégrée, en tant que plugin Firefox. Une section “liens commerciaux-like” s’affiche alors sur les moteurs les plus courants (Google, Yahoo!, etc…)
Donc au final, un petit outil sympathique. Je viens de le découvrir donc je ne peux pas pour le moment émettre de jugement sur son efficacité et sa pertinence.
Aucun commentaireT’as passé ton permis…?
15
avr
Voici un certain temps que le projet est à l’étude. Tout s’est accéléré depuis la récente affaire du Commissaire Moigne, condamné pour avoir monnayé des informations confidentielles à un consultant privé en renseignement ( Atlantic Intelligence rebaptisée Risk&Co pour ne pas le citer). Attention, tenez-vous bien : les consultants en l’intelligence économique vont devoir passer un permis pour être habilité à pratiquer…
Le projet émane directement du Ministère de l’Intérieur, et vise à réglementer la profession pour éviter les dérives auxquelles l’on a pu assister ces derniers temps. Prévue pour être finalisée en juin et être intégrée à la future loi de sécurité intérieure, la législation devrait instituer un système de permis individuel pour les consultants amenés à effectuer des recherches sur des personnes ou des entreprises. Le permis serait délivré par la préfecture de police après enquête de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur.
Dit comme ça, ça pourrait presque paraître amusant, mais le bât blesse sur deux points :
- Alain Juillet souhaitait à l’époque que le domaine de l’intelligence économique ne soit pas contrôlé par l’Etat, mais auto-régulé et auto-contrôlé par les praticiens eux-mêmes. Ainsi, la FéPIE a été lancée en 2005 pour assurer cette mission qu’elle n’a visiblement pas rempli en raison entre autres de querelles en interne. Résultat: le domaine tombe sous la tutelle de l’Etat, et les praticiens de l’IE passent pour de grands gamins qui n’arrivent pas à se débrouiller tout seuls.
- Encore plus affligeant : aux yeux de ce projet de réglementation de la profession, l’intelligence économique englobe aussi bien les spécialistes en veille stratégique, protection de l’information, lobbying, que les agents de sécurité, les détectives privés, ou encore les anciens de l’armée passés dans le renseignement civil. A vrai dire, les parties prenantes du projet sont en pleine discussion pour déterminer les professions à englober sous l’appellation “intelligence économique”.
En tant que praticien de l’intelligence économique (la vraie), il est consternant (je n’ose dire lamentable) de se retrouver assimilé à des bras cassés, des barbouzes, ou encore à des ex-flics malhonnêtes qui monnayent des infos confidentielles. Il est consternant en 2008 de constater que l’intelligence économique ne fait l’objet d’aucun cadre un minimum stable. Et il est triste de constater que l’IE soit médiatisée uniquement sur ce type de sujet, en relatant les faits et gestes de brebis galeuses qui sont très loin de la réalité quotidienne des milliers de praticiens (formés, sensibilisés aux techniques LEGALES de renseignement ). Rappelons accessoirement que ces derniers participent à la compétitivité de leur entreprise, et rament pour rattraper le retard que possède la France en la matière…
Sur ce, j’ai un permis à passer…
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