SNCF : Nouveau slogan ?

3
avr

SNCF : gagnez perdez à voyager … Voila c’est mon coup de gueule de la journée :

On se rapelle courant mars de la publication du résultat net de la SNCF en 2007 : plus de 1 milliards d’euros… J’ai envie de dire, et passez-moi l’expression : “tu m’étonnes !!!”… En effet, je voulais revenir dans mes beaux Pays de la Loire ce week-end, n’ayant pu acheter mes billets avant pour cause financière … Attention… affichage des résultats pour un aller-retour La Ciotat-Le Mans :

sncf_perder_a-_voyager.jpg

Oui, 200€, cela refroidit, je remets ça donc le weekend prochain, cela me coutera seulement 140€…

 

Posté dans Coup de gueule |

14 commentaires

  1. Julien, le 3 avril 2008 - 

    Détends toi mon ptit père et prends une RedBull !!!

  2. Philippe, le 3 avril 2008 - 

    ;)

  3. Philippe, le 3 avril 2008 - 

    On monte un wiki pour la promo ?

  4. LN, le 3 avril 2008 - 

    ouais vive la SNCF ! moi c’est 70 euros par weekend ;) et le vendredi aprem à 30 minutes près le tarif du billet double !

  5. Benoit, le 3 avril 2008 - 

    Ohhh ma pauvre bichette ! ! ! !

    Bon je vais vous faire MON décompte ;)

    1 an à Orléans : 1 allé retour toutes les 2 semaines à 120 €
    1 an à Angers : 1 allé retour toutes les 2 semaines à 150 €
    1 autre an à Angers : 1 allé retour / mois à 150 € (car plu de petite copine…)

    Et le tout bien sur avec la FAMEUSE carte 12-25 ;)

    Bon on sort les calculettes ou pas ??

    Alors mon petit philippe tu fait comme toute la France : TU PAYE !!!

    ps : résultat net de la SNCF en 2007 : plus de 1 milliards d’euros… OK

    Mais j’ai encore pire :

    http://www.lejdd.fr/cmc/economie/200812/tgv-alerte-a-la-hausse-des-prix-_105187.html

    Allé bonne journée quand même et vive la France !

  6. Philippe, le 3 avril 2008 - 

    N’empeches que j’aime particulierement cette phrase :
    “Guillaume Pépy, a promis mercredi de “continuer à proposer des tarifs bas”
    Je persiste à dire que c’est un scandale les prix pratiqués, pour les jeunes, carte 12/25 ou pas.

  7. Julien, le 3 avril 2008 - 

    Les Français tous les mêmes.. ça gueule, ça gueule !!! Moi je fais un Casablanca-Marrakech (250km) pour 8€ et jme plains pas !!! héhé.. Et en plus j’ai même pas la carte de réduction.. Je sais pas comment jvais faire pour payer :)

  8. domi, le 3 avril 2008 - 

    et le co-voiturage tu as essayé???

  9. Benoit, le 3 avril 2008 - 

    Ta vu comment il parle le tonton du bled à l’entendre il est éjà naturalisé marocain !!!! pffffff

  10. Francois, le 5 avril 2008 - 

    Ah, les prix de la SNCF… vaste débat. Et pourtant, l’explication est tellement simple que tout le monde l’oublie.

    En 1938, le législateur (celui qui fait les lois, c’est à dire le parlement composé des représentants du peuple)a regroupé les différentes entreprises de transport ferroviaire et fait de la nouvelle entité une entreprise nationale. C’est la SNCF. Ce statut public (confirmé en 1982, lors de la transformation de la SNCF en Epic) se justifiait en partie par le rôle important du transport ferroviaire en matière de développement national. L’objectif principal était l’aménagement du territoire et autres missions de service public. Dans le cadre de cette mission, l’obligation de résultat financier est assez faible…

    Et puis, dans les années 1995, le législateur (toujours lui) a modifié l’organisation du transport ferroviaire et séparé la gestion du réseau de commercialisation du service de transport. Ce faisant, le législateur a changé la nature du transport ferroviaire, en faisant une activité commerciale.

    La SNCF est maintenant une entreprise commerciale et se comporte donc, en toute logique, comme telle : elle n’est plus là pour participer au développement du pays, mais elle se doit de rémunérer ses actionnaires (dont l’Etat).

    Et voilà, CQDF : la SNCF augmente ses prix parce que c’est maintenant une entreprise commerciale… voire une victime du libéralisme. Il n’y a, là dedans, rien que de normal. Et puis, avant de râler, il faudrait sans doute aller demander aux technocrates européens qui ont pondu la directive 91/440 de nous donner des cours de libéralisme : dans leurs esprits embrumés l’introduction de la concurrence se fait dans l’intérêt du consommateur : les opérateurs sont plus nombreux, se font concurrence et donc les prix baissent.

    Quand on voyage beaucoup et qu’on a plus de carte 12-25, on peut acheter un abonnement Fréquence. A partir de deux aller-retours par mois, c’est rentable.

    F

    PS : on pourrait faire une analyse assez comparable pour tous les secteurs d’activité pour lesquels “l’Europe” a exigé l’introduction de la concurrence (telecom, autoroutes, transport aérien etc.)

  11. Philippe, le 7 avril 2008 - 

    Monsieur Druel,

    Dans un premier temps, merci pour ce petit rappel historique que j’ignorais. Cependant, je ne pense sincèrement pas que le mot victime soit le terme le plus approprié pour parler de la SNCF ! Ensuite, pour vous, une entreprise “commerciale” est une entreprise qui augmente ses prix ???
    Enfin, peut-on réellement parler de concurrence au niveau de la SNCF ? Oui pour certaines grandes lignes (et donc peu finalement), non pour le reste. L’exemple de Orange face à ses concurrents et surtout “face” à l’ARCEP serait un bon exemple, mais il n’a rien à voir par rapport au marché du transport qui au niveau national n’est pas un secteur d’ultra-concurrence. A moins que le niveau des prix soit aussi une obligation ? La je ne sais pas.

  12. Laurent, le 7 avril 2008 - 

    Fifi, tu connais mon point de vue sur cette belle entité qu’est la SNCF… (cf. rubrique “coup de gueule”)

    Monsieur Druel, j’adhère en partie à votre perspective historique. Je pense cependant que la SNCF se retrouve “le cul entre deux chaises” : la SNCF est une structure publique (pour le moment tout du moins), qui est incapable de s’adapter aux mutations et changements qui ont eu lieu et qui continueront.

    En gros, elle cumule les inconvénients d’une organisation publique (gros mammouth sclérosé,inertie et management statique) et celle d’une entreprise “privée” (prix en hausse, qualité du service en baisse…). Les dirigeants et syndicats surfent avec un cynisme énorme sur cette situation “bancale”.
    Ainsi pour ne citer que quelques uns de ces écueils:

    - prix indécents pour les voyageurs, malgré une situation monopolistique sur ce segment.
    - absence totale d’information lors de retard ou de problèmes techniques. (bien que ce soit l’une des dimensions clés de la charte que la sncf affiche fièrement en gare)
    - mauvaise formation des salariés (pour des raisons de temps et d’espace, je ne citerai pas là les dizaines d’exemples d’incompétences et de fautes professionnelles si ça vous intéresse, je note tout dans un carnet au fur et à mesure des situations que je rencontre quotidiennement)
    - service client lamentable (les afficionados de la vente de billets en ligne ne me contrediront pas, je pense, lorsque j’évoque avec effroi la base de données censée nous fournir les “meilleurs tarifs au meilleur prix)
    - poids indécent des syndicats qui l’espace d’une grève deviennent les maîtres de note pays.

    Ces quelques petits dysfonctionnements sont imputables pour certains à cette dimension publique (que la sncf possède encore quoi que l’on en dise), et pour d’autres à l’évolution privée, ou libérale que connait la SNCF. Cette dimension hybride pourrait être hautement profitable à tous, mais force est de constater que dans ce cas, cette double dimension n’engendre qu’un résultat pitoyable.
    Si l’évolution que vous livrez constitue certes un début d’explication, j’irai pour ma part regarder de plus près les syndicats et groupes de pression qui empêchent toute évolution de la SNCF vers une entreprise du XXIème siècle (qu’elle soit publique ou privée). Tout le monde à intérêt à ce que la situation change…sauf les syndicats qui perdraient leur omnipotence sur les organisations publiques, leur pouvoir de négociation, en mettant leur survie en jeu. Nos syndicats sont en France basés sur l’opposition et la contestation systématiques (dans d’autres pays, ils sont force de proposition et de collaboration avec les entrepreneurs et les dirigeants). Tant qu’ils resteront sur ce terrain là (marteau/faucille, méchant grand capital,méchants patrons, pauvres français victimes de la mondialisation sauvage…), on n’est pas près de voir la situation changer. Eux que le mot libéralisme fait frémir pratiquent le lobbying le plus aiguisé et le plus pragmatique possible pour sauver leur bifteack…

    Tant que ce verrou-ci ne sautera pas, la SNCF (ah tiens, y a La Poste aussi…) restera la SNCF…

  13. Philippe, le 7 avril 2008 - 

    Je ne ferais aucun commentaire sur l’ergonomie déconcertante du site voyages-sncf.com … Cela dure depuis plusieurs années, mais je suis choqué à chaque connexion :)
    Il est vrai aussi que l’affichage de certaines informations est incohérent voire ne marche pas ! (exemple : les liens trains suivants qui n’affichent aucun trains suivants, car il faut changer l’heure choise pour effectivement les afficher !)
    Ni non plus le système de réservation des bornes intra-sncf …

  14. Francois, le 8 avril 2008 - 

    Philippe pour moi une “entreprise commerciale” n’est pas une entreprise qui augmente ses prix, mais une entreprise qui d’une part a une démarche commerciale (c’est à dire qui cherche la rentabilité) et d’autre part se doit de rémunérer ses actionnaires. Puisqu’elle est devenue (en partie contre son gré) une entreprise commerciale, la SNCF ne fait que se comporter en entreprise commerciale. L’augmentation des prix n’est qu’une “conséquence collatérale” de cette démarche. A défaut d’être facile à accepter, c’est logique.

    C’est en cela que la SNCF est une “victime” du libéralisme : si la SNCF n’avait pas été transformée en entreprise commerciale, il y a fort à parier que les tarifs n’aurait pas augmenté autant… mais si cela se trouve elle serait toujours déficitaire.

    Le problème est double : d’une part culturellement, les jacobins que nous sommes trouvent choquant de confier au privé ce qui est encore perçu comme un service public et surtout d’autre part, nous sommes tous à la fois des contribuables et des clients de la SNCF.

    Enfin, je suis d’accord avec vous sur l’ergonomie du site… mais l’arrivée de Pierre Alzon (ex Dégriftour, ex LastMinute.com) chez Voyages-SNCF.com va sans doute améliorer les choses.

    Laurent, d’accord avec vous : la SNCF (comme d’autres entreprises qui furent publiques par le passé, notamment France Telecom) est bien assise entre deux chaises, comme vous dites et la transition sera longue, très longue (pensez que les derniers fonctionnaires de FT partiront en retraite aux alentours de 2035).

    En cela, la SNCF est une entreprise qui apprend, dans de nombreux domaines, y compris social, ce qui explique en partie les tensions dans cette entreprise. Pour le dire autrement, ce n’est jamais que de la gestion du changement : certaines personnes sont plus rétives que d’autres au changement. Je ne serais pas aussi affirmatif que vous quant au rôle des syndicats mais il est certain qu’ils leur faudrait sans doute avoir une vision constructive du dialogue social et laisser de coté la lutte des classes.

    F

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