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Hum… un projet 2.0, combien ça vaut ?

7 décembre 2007 | Pas de commentaire|

L’équipe de PtB a eu l’honneur d’assister à la soutenance de thèse de M. François Druel, le mercredi 14 novembre 2007. L’intitulé de la thèse était : « Evaluation de la valeur à l’ère du Web : modèle de valorisation des projets non marchands ».

Si je vous dis Firefox, MySQL, Wikipedia, VLC, OpenOffice ou encore Linux… Tous ces projets sont connus de tous et gratuits ! La question qui est alors intéressante de se poser est : quelle est la valeur réelle ? En existe t’il une ? C’est sur ces questions que François Druel s’est penché pendant près de trois ans.

Pour cela F. Druel s’est appuyé sur des méthodes existantes comme VIP lui permettant de retenir des axes principaux d’élaboration de sa future méthode. VIP met plus particulièrement en avant l’attractivité (critères d’intérêt d’un projet) et la pérennité (critères de longévité d’un projet). Le but de la manœuvre n’était pas de s’appuyer sur des données monétaires, mais sur des données quantifiables. -

Pourquoi une telle méthode ?

En parallèle de l’économie traditionnelle, le Web a entre autre permis le développement d’une économie de partage. L’économie traditionnelle est fondée sur le business et la finalité de vendre un projet… A contrario l’économie de partage a pour objectif non pas de créer la rareté mais le rassemblement ou pour reprendre le terme de M. Druel, « le foisonnement ». Les projets issus de cette ère de partage sont dans la majorité des cas issus d’une organisation dont l’objectif est de faire évoluer régulièrement le projet (versionnig). On peut alors considérer qu’il s’agit d’une réelle philosophie « Utiliser un produit de l’ère du partage, ce n’est pas seulement consommer le produit, c’est aussi participer au projet ». Il est alors intéressant d’estimer la valeur d’un projet lorsqu’on souhaite s’investir dans celui-ci. Dans les projets non-marchands, « la forme d’investissement peut être multiple : temps, énergie, savoir, apprentissage, voire dons » .

En prenant en compte ces différents paramètres, il s’est avéré qu’il était important de récolter les critères de natures différentes : quantitatifs (dénombrables), mais aussi qualitatifs.

Voici au final, le tableau des critères qui en est ressorti :

A chaque critère, une note comprise entre 1 et 10 doit ensuite être attribuée, puis reportée sur le graphique suivant :

 

Voici par exemple, l’application du modèle sur le projet WIKIPEDIA :

 

Avec sa grille d’évaluation :

 

Enfin, des études ont été menées pour connaître l’importance des outils utilisées dans la réalisation d’un projet. Il s’est avéré que l’organisation et les outils utilisés pour son organisation permettent d’atteindre un objectif avec efficacité.

En conclusion, il est intéressant d’expérimenter et de comparer des projets les uns par rapport aux autres. Les résultats de cette méthode permettent à première vue d’estimer la valeur d’un projet, mais il nous semble que certains critères importants ne sont pas pris en compte comme la fiabilité du contenu qui est par exemple un des critères d’attractivité de Wikipedia. En effet, les internautes utilisent cette encyclopédie en ligne car l’information y est en partie fiable.

C’est en tout cas avec un grand intérêt que nous avons suivi cette soutenance, et nous félicitons une nouvelle fois F. Druel qui a reçu les félicitation du jury.

Si vous aussi, vous jugez d’autres critères comme importants dans la valeur d’un projet, n’hésitez pas à nous les faire partager.

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