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La libellule du futur !

29 octobre 2007 | Un commentaire|

20 comme 20 mg de cette petite bestiole, 6, comme 6 cms d’envergure, 4 comme 4, le nombre d’ailes de l’engin et 180 000, comme 180 000 muscles par ailes qui permettent à ce micro drone de se propulser dans les aires. En effet, ce micro drone bio développé depuis quelques mois fait l’objet d’un contrat de recherche exploratoire entre la société Silmach (spécialisée dans ce type de recherche) et la D.G.A. Cette « nano libellule » constitue une véritable rupture technologique ouvrant de nouveaux espaces dans le domaine de la miniaturisation. Comme le dit le P.D.G de Silmach, Patrice Minotti, « le but est de développer un système de nano systèmes de type bio-inspiré, c’est-à-dire un système composé de systèmes de très petite échelle, possédant les même caractéristiques mécaniques que l’original biologique ». Pour la D.G.A, ce programme comporte des enjeux qui pourraient s’avérer énormes en terme de rupture technologique. D’un point de vue technologique, les quatre ailes de la libellule possèdent des muscles ; sortes de poutres miniatures de 1 micron d’épaisseur qui se dressent et s’affaissent à une fréquence de quelques dizaines de battements par seconde. Ces muscles génèrent ainsi des contraintes de flexion dans la structure des ailes et l’ensemble des efforts combinés produit un battement d’une amplitude de 40° en bout d’aile, conformément au modèle animal. Le problème actuel reste à trouver un système qui soit capable de fournir suffisamment d’énergie. A l’heure actuelle, la batterie utilisée pour faire fonctionner ce petit bijou multiplie par 5 son poids (problème de rendement et de durée d’utilisation). De plus, le système de nano caméra embarquée n’a pas encore été trouvé, et c’est bien l’objectif de ces prochaines années. Le contrat s’établit sur 3 ans, avec un budget de 150 K€.Alors, quels objectifs, quel avenir pour ce concentré de technologie, direz-vous ?A cette question, le chargé de projet, Pierre-François Louvigné, répond que dans un premier temps, l’utilisation serait militaire : « utiliser la libellule comme oeil déporté du fantassin ». L’utilité est en effet toute trouvée quand on imagine qu’en temps de guerre, les hommes ne peuvent aller en terrain hostile ou inconnu. Le but serait de voir les militaires devant leur interface à diriger l’engin. Demain, cette petite libellule pourrait devenir un instrument de mesures hors du commun et ouvrir de nouveaux espaces de recherches métrologiques. Les applications de cette mini découverte seront nombreuses et qu’on se le dise, l’avenir est dans la nano technologie.

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Un commentaire »

  • Le 29 octobre 2007 à 22:33, Benoit a dit:

    Bienvenue a toi théo, félicitation pour ton 1er article, l’équipe de PayeTonBlog est fier de t’accueillir.
    Tes compétences dans la conception de produit, la conduite de projet Européen ainsi que ton brin de philosophe promettent des articles riches et variés.

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